EdUCARYOTE : apprendre du vivant et respecter le vivant

En fin de Billet, MàJ du 1er juillet 02018

 

  • Définir des zones, des espaces, des domaines d’influences.
  • Proposer une carte de ces zones d’influences afin de modifier mon état d’esprit.
  • Perdre les automatismes inscrits dans mes manières de penser, réagir, agir.
  • Avoir le choix.
  • Prendre des décisions sous forme d’hypothèses pouvant être confrontées rapidement à des feedbacks divers et variés.

-> Cette carte des espaces d’influences pourrait être intitulée EdUCARYOTE.

Ayant débuté une prise de conscience majeure en 2009 à la suite de la publication du socle commun des compétences, je commence maintenant à avoir une vision de plus en plus précise de mon cheminement dans l’enseignement. Je progresse lentement : j’ai besoin d’être certain de ne pas créer trop de dégâts pour les élèves dès que je veux expérimenter. J’avance donc par petits pas.

La découverte de la philosophie agile aura été un accélérateur dans la structuration de mon enseignement. Les rencontres et les échanges par la suite avec des programmeurs, des ingénieurs et des agilistes, véritables praticiens spécialistes de l’apprentissage, m’ont permis des prises de consciences radicales.

Constructivisme, cybernétique et systémique.

Un constat m’apparait clairement : parce que la construction des informations par les élèves est au centre du système éducatif, enseigner est une profession qui se situe entre le complexe et le chaotique, suivant le cadre Cynefin. Pour accompagner les élèves dans une amélioration de leurs connaissances, il est ainsi primordial de comprendre les mécanismes physiques, biologiques, humains qui participent aux processus d’apprentissages. Il est tout autant primordial de comprendre que la pédagogie est un exercice particulièrement difficile et délicat demandant une grande rigueur et de vastes connaissances. En effet, l’unique transmission des savoirs est une fausse piste pour enseigner et pour aider chaque enfant à progresser.

J’ai conscience de mes limites : le nombre de livres et d’articles à lire, de conférences à regarder, par jour, par semaine ou par mois ne peut dépasser un certain seuil. Je ne dois donc pas gaspiller mon temps, ni mes lectures : trouver les moyens d’aller à l’essentiel, et cependant, malgré tout, accepter aussi de me fourvoyer.

J’ai conscience surtout que ce métier demande principalement de prendre des décisions et les initiatives sur du très court terme, voire dans l’instant. Etre capable d’agir dans la complexité, de répondre et d’aider pleinement, sans aucune aide, un enfant de 13 ans, demande donc d’être autonome et pleinement responsable.

Pour comprendre ces mécanismes de prises de décisions et de responsabilisation, je suis très heureux de pouvoir échanger assez souvent, souvent par hasard, avec des personnes d’horizons très divers : coachs agiles, ingénieurs, des manageurs, spécialistes du lean, biologistes, chefs d’entreprise, médecins, docteur en psychologie, etc…

Maintenant je commence à mieux cerner la structure de ce que je construis : les influences majeures venant de divers horizons : le management, le design, l’art, la biologie, la thermodynamique, etc…

Je commence à percevoir le bien être de la plupart des élèves dans le cadre que je mets en place. Je me rends compte qu’ils progressent dans les connaissances, dans les compétences disciplinaires et dans les soft skills.

EdUCARYOTE : éducation et EUCARYOTE

Je me suis dit que j’allais mettre un nom sur cette manière de voir l’enseignement, sur cette structure : puisqu’il s’agit essentiellement de privilégier le vivant, et puisque ma première référence est la cellule eucaryote (ma salle de classe reproduisant cette cellule), alors je me suis dit que cette structure pourrait se nommer EdUCARYOTE. Une pédagogie influencée par le biomimétisme, l’agile et le lean.

EdUCARYOTE, c’est apprendre du vivant et respecter le vivant afin de comprendre que l’apprentissage est une évolution lente et hasardeuse dans un monde VICA : volatile, incertain, complexe, ambiguë.

Blob

Il me semble que EdUCARYOTE pourrait ressembler à un blob. En effet, la structure d’EdUCARYOTE pourra évoluer car des points d’appui, ou des influences, pourront être amenés à disparaître ou à être remplacés en fonction de l’évolution de mon parcours. Dans l’apprentissage, le hasard a autant d’importance que la rigueur scientifique.

Ce tableau ci-dessous pour présenter les principales structures, influences et valeurs utilisées actuellement :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

*

EDIT du 1er juillet 02018

La représentation ci-dessus n’est en fait pas correcte. Elle n’est pas du tout le reflet ni de mon attitude face aux différents éléments indispensables et influences diverses, ni de ce qu’elle voudrait montrer. Une mise à jour est nécessaire.

Cette nouvelle représentation ci-dessous est, à mon sens, graphiquement plus cohérente.

En bleu, au centre de la cellule, le noyau (avec ADN?) incluant les Programmes officiels des disciplines et le Socle Commun de Compétences, Connaissances et de Culture.

En rouge, des éléments (des ribosomes?) qui vont permettre de comprendre les programmes et le Socle Commun, de les décoder et de les relier dans le but de créer des outils pour les élèves : approche systémique (incluant cybernétique et pensée complexe) et constructivisme (incluant Sémantique Générale et Ecole de Palo Alto)

En gris, divers révélateurs (des organites?) ayant des fonctions d’organisateurs, de régulateurs…

En vert et orange, les influences. En orange (mitochondries ou protéines?), les influences culturelles, locales, sociétales, etc équilibrées par les influences naturelles (à nuancer pour la permaculture), en vert. Elles vont permettre de faire vivre les éléments du programme. Ces influences sont en tension les unes par rapport aux autres, certaines prenant parfois plus d’importance que d’autres en fonction de l’environnement et des difficultés d’adaptation ou de réalisation.

Cet EdUCARYOTE permettrait de rendre cette forme de ‘pédagogie agile’ ancrée dans la réalité et en lien avec le monde qui entoure la salle de classe, et non une pédagogie repliée sur elle-même, pour elle-même. En étroite relation avec son environnement, elle ne peut donc qu’être évolutive. 

Je présente ici une forme de pédagogie agile et non la pédagogie agile. Elle est construite par mes lectures, mes capacités cognitives/intellectuelles et mon environnement (établissement et enfants). Une autre pédagogie agile, basée sur les 4 valeurs du manifeste agile, créée par un autre enseignant dans un autre lieu avec d’autres enfants (ou les mêmes) aurait un tout autre aspect et serait tout aussi valable, efficace, cohérente, etc.

educaryote 02018
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13 commentaires sur “EdUCARYOTE : apprendre du vivant et respecter le vivant

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  1. J’apprends beaucoup mais c’est très exotique quand on n’a jamais vu ce genre de pratique, quand on n’a jamais vécu (et donc pour partie reproduit) que l’enseignement traditionnel, frontal et asymétrique. Par tâtonnements successifs, je développe des stratégies plus ou moins efficaces mais c’est très embryonnaire comparé à votre pratique.
    Quelque chose m’interroge : comment embarquer dans l’apprentissage des élèves qui y sont hostiles a priori, qui refusent de s’engager dans l’activité et qui préfèrent s’amuser et amuser leurs camarades, bref, ces fameux « perturbateurs »/ »détourneurs d’attention » ? J’ai bien compris que vous excluez les punitions (remarques, ou toute forme de point rouge, etc.), les exclusions, les heures de colle, etc. Et je ne peux qu’être d’accord avec vous, d’ailleurs…

    Merci par avance : vous êtes une source de réflexion, d’interrogation…

    1. Pour les éventuels perturbateurs, C’est surtout une interaction entre l’élève et l’enseignant ; par conséquent il n’existe pas, à mon sens, de recettes ou de manière globale pour procéder.
      De la patience pour les neutraliser, et suivant chaque cas, essayer différentes méthodes, outils, stratégies pour les contraindre et les engager dans les activités avant de trouver celle qui fera effet à court, moyen ou long terme.

  2. Tu n’es pas seul ;°). L’important est de tenter des choses. Ce que tu fais est l’essence de l’agilité. Nous ne savons pas toujours où nous allons mais nous avons l’idée de la direction et avons beaucoup d’idées à tester.

  3. Christian, tes articles sont toujours d´une grande inspiration. Un grand merci.
    Bien que ne travaillant pas dans « l´éducation » mes enfants sont adultes dans un contexte société.
    Ton modèle m´apparait intéressant et je suivrai de près son évolution.
    Concernant l´agile, je mets cependant un bémol sur l´aspect « philosophie » (d’un point de vue réthorique uniquement). L´agilité est en fait le comportement des agents (des personnes) dans un système. Ce système étant de nature complexe auto-adaptatif (organique).
    Comme tu as deja expérimenté Scrum, il y a des informations que ne sont pas partagées dans la communauté. Scrum n´a pas été conçu pour le développement logiciel mais pour donner un cadre organisational favorisant l´interaction entre les personnes dans un système. Le lien vers le développement logiciel provient de l´éditeur du premier livre trouvant que le marché du logiciel est plus porteur (source M. Beedle).
    Dave Snowden (Cynefin) explique la dynamique par la métaphore de la fete d´anniversaire. Dans un système classique tu laisses les enfants des une piece de la maison et ils fêtent. Cependant, comme il s´agit d´enfant, la fete s´est étalée dans l´ensemble da la maison voir au-dela.
    Dans un système complexe auto-adaptatif, tu accueilles les enfants. Tu traces une ligne sur le sol et tu annonces « si l´un de vous franchit cette ligne je tue ».
    Ce n´est pas une incitation au meurtre mais une demonstration du dessein que l´auto-gestion est possible dans un cadre limité. Ce cadre évolue ou s´élargit en fonction de la maturité du groupe.
    Ce cadre est également appelé « safe-to-fail-container » , une zone sécurisée d´experimentation. Par ex. Play14 est conçu de la sorte. Le cadre est le lieu, les salles, l´open-space et les boites de temps. Ce cadre évolue est il est different sur les 3 jours en fonction des feedbacks obtenus à la fin de chaque jour.

    Regarde du coté des systèmes complexes auto-adaptatifs, cela va au-delà de la systémique.

    Pierre

    1. Bonjour Pierre,

      Je suis actuellement sur les systèmes auto-éco-organisés (selon Edgar Morin). Ce qui m’intéresse dans la notion d’apprentissage, c’est que c’est d’abord un processus stochastique. Je regarde du côté de Jean-Jacques Kupiec qui s’intéresse de très près à ce type de système ; il utilise le terme hétéro-organisation, tout système ne peut être indépendant de son environnement (je résume).
      Est-ce le même système que auto-adaptatif ?
      Est-ce que les élèves et moi-même sommes un système auto-organisé dans la mesure où j’applique un « programme » de contrôle ? Je ne le crois pas. D’où l’auto-adaptation ? ou hétéro-organisation ?

      Il me semble que l’auto-organisation se situe dans le traitement de l »information de la part de chaque individu, d’où, pour moi, l’intérêt pour la théorie de percolation (seuil, émergence, hasard et fractal). Au delà de ce niveau = adaptation par innovations. Là, je fais référence à Pascal Picq avec ces points de contact entre évolution Darwinienne et entreprenariat.

      Pour le moment l’ensemble des éléments que je présente sur mon modèle m’aide à trouver un équilibre entre cadre rigoureux (à droite) et hasard (à gauche avec biomimétisme). Les uns et les autres sont des garde-fous par boucles de rétroaction. Je tiens à faire le moins de dégâts possible donc à m’adapter à ce qui se passe dans ma classe et non imposer un modèle créé en dehors du terrain (d’où le lean).
      Je n’ai pas besoin de plus pour enseigner. J’aurais pu ajouter l’école de Palo Alto pour la communication…

      Je me rends compte que si j’ai pu faire évoluer la plupart des élèves, j’ai surtout fait progresser ma compréhension de ce que pourrait être une information et de ce que pourrait être l’enseignement.
      J’ai pu ainsi mieux définir les valeurs à protéger pendant mes cours.

      Je crois qu’en fait mon objectif ne devrait pas de faire progresser chaque élève ni d’améliorer leur capacité à traiter l’information. Il me semble que mon objectif est de créer un mécanisme solide, donc un processus stochastique, qui puisse engendrer des améliorations continues (des variations pour des adaptations = système anti-fragile). D’où les cadres Lean, Scrum, XP, Kanban permettant à ce mécanisme « de faire émerger des variations, de la collaboration, de jouer avec les diversités, de créer des modes coopératifs sur les différentes actions et façons de faire » pour reprendre les propos de Pascal Picq.

      A propos du terme « philosophie » je ne faisais que reprendre le terme employé par Jérôme Barrand, et indiquer de manière radicale (trop peut-être) que l’agile n’est pas une méthode (ce qu’on me dit trop souvent).

      Je comprends tout à fait Scrum tel que tu le décris. Ainsi que cynefin en tant que modélisation d’un système dynamique.

      Je vais approfondir du côté des systèmes complexes auto-adaptatifs.

      Pour finir, il me tarde le prochain Play14 en 2018. Je compte même présenter une activité.

      Merci pour ton feedback.

      A bientôt.

      Christian

      1. Christian,

        Je ne dispose pas de tes references cependant il me semble que nous parlons tous du meme sujet. Mes auteurs ne sont malheureusement pas francophones: Dave Snowden, Hans-Peter Dürr et Hans-Peter Nidschmid, Peter Kruse.
        Cynefin est un canevas très intéressant pour mieux comprendre le fonctionnement des systèmes auto-adaptatifs et agir sur ceux-ci.
        Concernant l´agile, la communauté internationale est toujours entrain de définir la nature de l´agile.
        Si c´est une méthode, donc il suffit de l´appliquer pour que cela fonctionne. Ce n´est malheureusement pas le cas.
        Si c´est une philosophie ou une culture, il faut que tous les agents l´adoptent. Et, si vous suivez une autre philosophie dans votre vie privée, vous allez en avoir deux. Je l´ai testé au Moyen Orient et en Asie, cela ne fonctionne pas.
        Actuellement, le gros de la communauté parle d´état d´esprit. Cependant, je peux avoir un état d´esprit agile dans un contexte qui ne l´est pas. Donc, cela ne fonctionne pas non plus et cela démontre que le coaching de développement personnel n´a rien à voir avec l´agile.
        Ma these est de considerer l´agile comme un comportement. Il s´agit de la mise en place de conditions organisationnelles pour permettre l´emergence de comportements agiles (comportement d´auto-gestion). Le test est assez simple et tu peux essayer le jeu Agile Animal Farm (dispo sur le web).

        Lorsque que l´on parle de comportement agile on peut ajouter les principes de motivation de Daniel Pink (Drive) : Purpose (sens relatif à la quête de sens), Autonomy et Mastery (maitrise du savoir faire).

        Donc, en résumé, les organisations auto-adoptives ont pour objectif la quête de sens.
        Dans un cycle agile, on part d´un objectif commun qui fait sens pour tous, on laisse les « agents » autonomes dans une boite de temps protégée (sprint = safe to fail container) et on mesure tous ensemble les résultats. A partir de ces résultats, on réévalue le prochain cycle et ainsi de suite. Cette approche est appelée « résiliante » car les choix sont pris de manière pragmatique (factuel).
        Comme chaque cycle va produire des résultats, on recherche des moments d´exaptation (sortir un element de son contexte pour recréer un autre élément.
        Le gestionnaire d´un tel système n´est plus un contrôleur mais il est un constructif-irritant qui gère et protege le cadre et peut, le cas échéant faire partie du système (principe quantique).
        Ce qui est passionnant c´est que cela remet l humain au coeur du système et que l´interaction entre plusieurs personnes permet la resolution de problèmes complexes (Wisdom of crowds) plus rapidement que des solutions informatiques.
        Pour conclure, dans une telle approche, on favorise la micro-narration et la capture de telles micro-narrations pour collecter des informations plus précises et plus pertinentes. La consolidation de toutes informations donnent des tendances pour la prise de decision.

        des pistes pour les enfants 😉

        1. Je pense que je suis quelque part dans ta sphère de réflexion et de « comportement agile »: lorsque je parle de mise en place d’un mécanisme permettant les échanges d’informations (influencé par l’évolution darwinienne) je crois que j’évoque la même idée. La notion de « comportement » me parle totalement, beaucoup plus que philosophie, ou état d’esprit.

          Ma difficulté est de comprendre mon rôle (à part être le cortex préfrontal des enfants!), d’être capable de repérer les signaux faibles etc… je dois encore travailler les notions de cybernétique, d’interactions, et de tout ce qui touche à la thermodynamique.

          Ce qui me pose encore problème (et les raisons pour lesquelles je progresse lentement) :
          – puisque nous ne produisons rien dans une salle de classe, comment créer du sens et de la motivation
          – quelles sont mes limites pour motiver à progresser les élèves sans les placer dans une situation de déséquilibre et de rejet.

          Tout ce que tu évoques dans ton dernier paragraphe (« donc en résumé… ») n’a, à mes yeux me semble-t-il, pas vraiment de sens pour la majorité des enfants de 12 à 15 ans que je côtoie. L’expérience du cadre Scrum-Kanban-XP me montre qu’ils n’apprennent pas plus que ça de leurs erreurs et de leurs réussites. Peut-être que je me trompe et c’est la difficulté de l’auto-éco-organisation.

          Merci pour les références anglophones. Je vais essayer de progresser plus vite en anglais.

          1. L´auto-gestion est compliquée à mettre en place et il ne faut pas avoir peur de l´échec. Par ex., l´une de mes connaissances a donné une formation certifiante (chère) pour 40 personnes et 3 jours. Il a donné le plan pour les 3 jours. S´est assis sur sa chaise et a annoncé « équipe auto-gérée » et il a attendu que les participants se prennent en main.
            Ton role est celui du facilitateur. Tu mets le cadre en place et assure la dynamique des interactions entre tes élèves. Et, bien sur, tu animes les cérémonies.

            En effet, la retrospective est cruciale et peu la font correctement. A la suite de revue, certaines choses se sont bien passées et d´autres non. Comment faire mieux?
            Essaie voir Popcorn Flow. La question ici serait: « que voulez-vous experimenter la prochaine fois? » ou  » quelles sont les questions que vous avez posés ». Ces deux angles d´approche entrainent un changement du modele de pensée.

            Je vais essayer de faire un slide deck sur le sujet en français pour une fois 😉

            1. Je fais déjà des rétrospectives ainsi que des bilans à la fin de chaque heure.
              Pour l’instant les enfants forment des équipes auto-gérées dans un cadre influencé par scrum, kanban et xp. Je ferai un billet pour expliquer ma démarche.
              Merci pour les conseils.

            2. Pour les formations, c’ est toujours un peu plus compliqué. Dans mon cas, je me suis amusé à adapter la démarche sur des cycles d’une heure.
              Le format change un peu et prend la forme suivante: 5 min d’icebreaker pour aligner tout le monde et faire monter l’énergie. 5 minutes pour valider et aligner le sujet. 30 minutes de simulation, 15 minutes de debriefing (revue et retrospective). Cette démarche, je l’ai documenté sous le nom de PlöRK (play and work).
              Il s’agit plus de faciliter que de diriger. Pour la phase d’alignement, j’utilise régulièrement ou des videos ou des récits. Pour la simulation, j’alterne en fonction des différents types d’intelligences: jeu, exercices, tests, constructions, etc…

              Un de mes clients m’a lancé un challenge il y a quelques années: préparer une audience pour une certification professionnelle et cela en une matinée. Et, je t’assure que cela m’a pris 2 semaines de casse-tete pour trouver l’angle ideal. Là, je me suis souvenu de mon parcours universitaire et le coeur de l’agilité: l’amélioration continue. Donc, j’ai changé les pré-requis en annonçant que les documents théoriques devaient être lus au préalable ce qui laissait le temps nécessaire pour améliorer et mieux comprendre.
              L’idée a été testée et depuis adoptée, et pas uniquement par mon client. Notre objectif est de créer des entreprises apprenantes donc avec des « étudiants » qui comprennent et non des étudiants qui savent.
              Une piste pour toi?

            3. J’aime beaucoup. Surtout le PlöRK !
              Je suis à peu près dans cette démarche, avec un découpage de l’heure proche de ce que tu présentes.
              L’heure de cours est en fait un atelier avec différentes activités, le debriefing pour savoir ce que chacun a appris.
              Je prépare un schéma pour mes prochaines conférences (et ce blog) pour montrer les valeurs ajoutées dans ce mécanisme. On est bien dans l’amélioration continue dans l’apprentissage, le développement cognitif par le renforcement des fonctions exécutives. Un des buts est de ne laisser aucun élève sur le bord du cheminement, et ça les autres élèves du groupe s’en occupe, ou pas du tout, et c’est un nouvel apprentissage…
              Je suis seul dans mon coin, et tout ce que tu me dis me rassure. Merci Pierre.

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