• Définir des zones, des espaces, des domaines d’influences.
  • Proposer une carte de ces zones d’influences afin de modifier mon état d’esprit.
  • Perdre les automatismes inscrits dans mes manières de penser, réagir, agir.
  • Avoir le choix.
  • Prendre des décisions sous forme d’hypothèses pouvant être confrontées rapidement à des feedbacks divers et variés.

-> Cette carte des espaces d’influences pourrait être intitulée EdUCARYOTE.

Ayant débuté une prise de conscience majeure en 2009 à la suite de la publication du socle commun des compétences, je commence maintenant à avoir une vision de plus en plus précise de mon cheminement dans l’enseignement. Je progresse lentement : j’ai besoin d’être certain de ne pas créer trop de dégâts pour les élèves dès que je veux expérimenter. J’avance donc par petits pas.

La découverte de la philosophie agile aura été un accélérateur dans la structuration de mon enseignement. Les rencontres et les échanges par la suite avec des programmeurs, des ingénieurs et des agilistes, véritables praticiens spécialistes de l’apprentissage, m’ont permis des prises de consciences radicales.

Constructivisme, cybernétique et systémique.

Un constat m’apparait clairement : parce que la construction des informations par les élèves est au centre du système éducatif, enseigner est une profession qui se situe entre le complexe et le chaotique, suivant le cadre Cynefin. Pour accompagner les élèves dans une amélioration de leurs connaissances, il est ainsi primordial de comprendre les mécanismes physiques, biologiques, humains qui participent aux processus d’apprentissages. Il est tout autant primordial de comprendre que la pédagogie est un exercice particulièrement difficile et délicat demandant une grande rigueur et de vastes connaissances. En effet, l’unique transmission des savoirs est une fausse piste pour enseigner et pour aider chaque enfant à progresser.

J’ai conscience de mes limites : le nombre de livres et d’articles à lire, de conférences à regarder, par jour, par semaine ou par mois ne peut dépasser un certain seuil. Je ne dois donc pas gaspiller mon temps, ni mes lectures : trouver les moyens d’aller à l’essentiel, et cependant, malgré tout, accepter aussi de me fourvoyer.

J’ai conscience surtout que ce métier demande principalement de prendre des décisions et les initiatives sur du très court terme, voire dans l’instant. Etre capable d’agir dans la complexité, de répondre et d’aider pleinement, sans aucune aide, un enfant de 13 ans, demande donc d’être autonome et pleinement responsable.

Pour comprendre ces mécanismes de prises de décisions et de responsabilisation, je suis très heureux de pouvoir échanger assez souvent, souvent par hasard, avec des personnes d’horizons très divers : coachs agiles, ingénieurs, des manageurs, spécialistes du lean, biologistes, chefs d’entreprise, médecins, docteur en psychologie, etc…

Maintenant je commence à mieux cerner la structure de ce que je construis : les influences majeures venant de divers horizons : le management, le design, l’art, la biologie, la thermodynamique, etc…

Je commence à percevoir le bien être de la plupart des élèves dans le cadre que je mets en place. Je me rends compte qu’ils progressent dans les connaissances, dans les compétences disciplinaires et dans les soft skills.

EdUCARYOTE : éducation et EUCARYOTE

Je me suis dit que j’allais mettre un nom sur cette manière de voir l’enseignement, sur cette structure : puisqu’il s’agit essentiellement de privilégier le vivant, et puisque ma première référence est la cellule eucaryote (ma salle de classe reproduisant cette cellule), alors je me suis dit que cette structure pourrait se nommer EdUCARYOTE. Une pédagogie influencée par le biomimétisme, l’agile et le lean.

EdUCARYOTE, c’est apprendre du vivant et respecter le vivant afin de comprendre que l’apprentissage est une évolution lente et hasardeuse dans un monde VICA : volatile, incertain, complexe, ambiguë.

Blob

Il me semble que EdUCARYOTE pourrait ressembler à un blob. En effet, la structure d’EdUCARYOTE pourra évoluer car des points d’appui, ou des influences, pourront être amenés à disparaître ou à être remplacés en fonction de l’évolution de mon parcours. Dans l’apprentissage, le hasard a autant d’importance que la rigueur scientifique.

Ce tableau (non exhaustif) ci-dessous pour présenter les principales structures, influences et valeurs utilisées actuellement :

 

J’envisage maintenant d’instaurer la pratique du bonheur dans la salle de classe à travers l’apprentissage. En route vers une classe libérée, ainsi que peut le présenter Isaac Getz, donc des élèves libérés ?

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