Cette semaine, j’ai présenté les 80 cartes DÉFI que j’ai créées à deux de mes élèves les plus brillantes. Je leur ai demandé d’examiner chacune des cartes et de choisir celles qui les intéressaient le plus ou qui avaient, selon elles, un véritable intérêt.
Elles ont fait leur sélection chacune de leur côté, sans se consulter.
Les résultats de leur tri.


Je dois bien avouer que j’ai été surpris par leurs choix. Je ne m’attendais pas au final à autant de cartes.
Lorsque j’ai conçu ces cartes, mon premier objectif était d’aider des élèves plutôt moyens ou rencontrant des difficultés d’organisation. J’avais également à l’esprit les élèves présentant un TDAH ou un TSA, car je pensais que ces outils pourraient les aider à mieux structurer leur travail et gérer leur concentration.
Ce que je n’avais pas envisagé, c’est que des élèves particulièrement brillantes pourraient aussi trouver autant d’intérêt dans ces cartes.
Mais je n’ai pas vraiment été étonné par le choix de la carte “Gérer son angoisse”. Je m’étais demandé au préalable si elles allaient choisir cette carte.
Elle s’est révélée particulièrement importante pour elles.
Cette carte est essentielle, surtout pour les très bons élèves, car ils peuvent parfois -souvent ?- souffrir en silence. En raison de leurs excellents résultats, on ne se rend souvent pas compte qu’ils peuvent être submergés par le stress ou l’angoisse. Si cette souffrance n’est pas identifiée à temps, elle peut entraîner une chute soudaine de leur performance sans que l’on en comprenne la cause.
Ces dernières années, j’ai connu de nombreux jeunes adultes qui ont décroché pendant leur première année après le bac alors qu’ils et qu’elles avaient eu des mentions « très bien » au DNB et au Bac. De quoi s’interroger.
De quoi alimenter ma perplexité.
Dorénavant, je vais essayer de faire en sorte que ces élèves apprennent à mieux gérer leur angoisse grâce à cette carte. L’objectif est de leur fournir des outils pour reconnaître et anticiper le stress avant qu’il ne devienne envahissant. En apprenant à réguler leurs émotions, elles comprendront j’espère que le bien-être est aussi important que la réussite scolaire.
D’ailleurs, combien d’enseignants se soucient d’un éventuel mal-être des excellents élèves, ces élèves qui le plus souvent, ne laissent rien paraître ? … jusqu’au jour où tout s’écroule d’un coup.
Les cartes sont à découvrir ici www.educaryote.fr