« Si vous pouvez donner à quelqu’un la clé de sa propre puissance, l’esprit humain est si réceptif, si vous pouvez faire ça et ouvrir la porte à quelqu’un dans un moment crucial, vous les éduquez dans le meilleur sens. Vous leur apprenez à s’ouvrir eux-mêmes les portes. En fait, le sens exact du mot éduquer vient de la racine « educe ». Elle signifie, produire ce qui est à l’intérieur, révéler le potentiel. Alors quel potentiel voulons-nous révéler ? » Aimee Mullins

Il existe des personnes que je ne connais pas et qui demeurent d’heureux obstacles à mon parcours. Obstacles car ils m’ont obligé à considérer la puissance des paradoxes et des exceptions. Parmi tous, je pourrais citer Romain Gary, son livre Chien Blanc. Une conférence de Paul Watzalawick. Plus récemment l’histoire et l’intervention de Malala Yousafzaï.

Ainsi, un jour, à la suite d’un conseil de classe, je me suis posé cette question :

Dans une salle de classe, quel unique élève devons-nous écarter pour que le confort personnel de l’enseignant ne soit pas perturbé, pour que l’ensemble du groupe d’élèves puisse être satisfait, pour le programme puisse être intégralement transmis, pour que les prévisions puissent se réaliser et devenir réalité ?

Quel unique enfant n’a pas sa place dans une formation ? Ou plus précisément, lequel n’a et n’aura aucune compétence, dans une salle de classe, dans un collège, dans la société, dans le genre homo sapiens, sur la planète Terre ?

Maintenant, vous devez en choisir, un et un seul, dans votre liste de classe de 27 élèves. Des garçons et des filles. Ils ont 7 ou 10 ans, 11 ou 16 ans, ou plus.

Lequel sacrifiez-vous ?

Cette conférence d’Aimee Mullins pourrait aider à trouver une réponse :