En cours de littérature, je m’ennuie car les élèves travaillent sans moi.

Lorsque les élèves viennent en cours de français pour étudier la littérature ou la dramaturgie, je ne pense pas qu’ils désirent assister, pour leur formation, à une conférence agrémentée d’un semblant de participation d’une poignée d’entre eux afin d’asseoir définitivement le point de vue de l’adulte-enseignant-conférencier, assis le plus souvent derrière son bureau. Lire la suite « En cours de littérature, je m’ennuie car les élèves travaillent sans moi. »

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Les compétences, l’Agilité, le design et un regard sur les classes grammaticales

Lorsqu’après quelques semaines de formation je montre le symbole suivant aux élèves de la 6ème à la 3ème, ils pensent immédiatement : – « adjectif qualificatif féminin pluriel« 

adjectif féminin pluriel
adjectif féminin pluriel

– le suivant : -« adjectif qualificatif masculin singulier » Lire la suite « Les compétences, l’Agilité, le design et un regard sur les classes grammaticales »

Aider les élèves à émettre des hypothèses

Pour travailler par compétences, il est primordial d’entrer dans la boîte noire, d’utiliser la complexité, afin d’aider les élèves à améliorer leurs capacités cognitives. Il est clair qu’en récitant par coeur le Grevisse, sans aucune nuance, à des enfants de 12 ans, ils ne comprendront rien à la grammaire.

Il m’avait été difficile d’inciter les élèves à écrire des hypothèses dans leur cahier-laboratoire. Toujours dans une approche constructiviste, il me fallait trouver une solution afin que les élèves demeurent les acteurs de leur propre apprentissage, découvertes, processus cognitifs, aventures, etc. En effet, il ne s’agit pas qu’ils répètent uniquement ce que je peux leur dire. Lire la suite « Aider les élèves à émettre des hypothèses »

BYOD

L’apprentissage est en premier lieu un processus, un mouvement, une évolution. Rien n’est figé, immuable et définitif. Les interdictions sont incompatibles avec les progrès émergents grâce aux compétences.

En début d’année, j’annonce aux élèves, toujours très surpris, que la salle dans laquelle ils se trouvent est une «salle-laboratoire» et que leur cahier est un «cahier-laboratoire» : ils vont émettre des hypothèses toute l’année, tâtonner, faire des erreurs et s’améliorer.

Je leur annonce qu’ils sont autorisés à travailler en groupe ou avec leurs voisins. Ils apprendront à travailler ainsi grâce au Kanban.

Je leur annonce encore qu’ils sont autorisés à se lever pour prendre et utiliser un dictionnaire ou un des nombreux manuels scolaires (de français, d’histoire-géographie, de biologie ou de physique) disponibles au centre de la classe.

Je leur annonce qu’ils sont autorisés à respecter les autres, qu’ils sont autorités à ne pas rire quand quelqu’un dit une erreur.

Je leur annonce également qu’ils peuvent discrètement et à tout moment manger un fruit ou boire de l’eau dès qu’ils en ressentent le besoin. Chaque année je constate que les élèves restent discrets et n’abusent jamais de cette autorisation.

Enfin, je leur annonce qu’ils peuvent, parfois, utiliser leur smartphone ou leur iPod ou bien leur tablette, non pas pour téléphoner mais dans une démarche d’apprentissage. Les élèves doivent seulement m’indiquer dans quel but ils veulent l’utiliser. Puisque l’établissement accepte que les élèves gardent sur eux leur smartphone, autant utiliser ces appareils photos. Lire la suite « BYOD »

A propos des cartes du kanban

A travers la Pédagogie Agile et le management, il est primordial de se soucier constamment de l’estime de soi de chaque apprenant. Grâce à une empathie énoncée par Carl Rogers, aucun d’entre eux ne devrait être délaissé ou pénalisé ou puni ou moqué, sinon c’est le groupe de 4/5 élèves qui sera pénalisé. Un des buts de chaque séance de formation est de ne pas augmenter les écarts entre les élèves (l’écart peut être : rapidité/lenteur dans la réalisation, rapidité/lenteur pour la compréhension des notions, rapidité/lenteur pour la mémorisation, etc.). Lire la suite « A propos des cartes du kanban »

En guise d’introduction

Professeur de littérature et grammaire depuis 1993, dans un collège ZEP REP depuis septembre 2000, cherchant des moyens et des processus faisant référence à la cybernétique, à la systémie, j’ai découvert et adopté les valeurs et l’état d’esprit de l’Agilité en mars 2012.

L’Agilité semble pouvoir être transférée dans une salle de classe dans la mesure où elle s’intègre naturellement dans un paradigme constructiviste.

J’ai mis en place des processus influencés par les états d’esprit agile et lean. Je ne pratique pas le Béhaviorisme, ni la pédagogie issue du Taylorisme. Ni la pédagogie influencée par la psychanalyse.

La salle de classe est un laboratoire, autant pour les apprenants que pour moi. L’essentiel du travail dans le laboratoire est la création d’hypothèses.

Ce blog sera le mémorandum de mes activités et réflexions, de mes cheminements dans les disciplines que je découvre, en espérant obtenir de l’aide face à mes tâtonnements et imprécisions à propose de la physique, des mathématiques, de la thermodynamique, de la biologie, de la psychologie et des sciences en général, disciplines pour lesquelles je n’ai, hélas, pas reçu de formation.

 

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