Étiquettes

, , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Lorsque les élèves viennent en cours de français pour étudier la littérature ou la dramaturgie, je ne pense pas qu’ils désirent assister, pour leur formation, à une conférence agrémentée d’un semblant de participation d’une poignée d’entre eux afin d’asseoir définitivement le point de vue de l’adulte-enseignant-conférencier, assis le plus souvent derrière son bureau.

Après avoir assisté à quelques cours de ce type en collège et lycée chez des enseignants acceptant de me recevoir, je pourrais transposer l’attitude de l’enseignant de lettres sur celle d’un collègue d’EPS : les élèves seraient assis en trois rangs et deux colonnes, formation en rectangle les uns derrière les autres ; ils regarderaient l’enseignant jouer au basket (ou hand-ball, au football, nager le crawl, etc.) pendant une heure ; ils écriraient dans un cahier les explications de l’enseignant sur telle ou telle tactique de jeu, quelques uns auraient le droit de toucher un peu le ballon ; ils devraient s’entrainer chez eux le soir afin d’être interrogés sur ce qu’avait dit et fait l’adulte-basketteur (nageur, footballeur…).

Nous sommes très loin des compétences, des textes officiels, des recommandations des IGEN de Lettres et tout simplement de l’acte de lire et de l’acte d’apprendre. « La conception d’une nature passive, soumise à des lois déterministes, est une spécificité de l’Occident« , écrit Ilya Prigogine dans La fin des certitudes. En formation il s’agit aussi de se défaire de l’attitude passive de l’apprenant, du patient.

En littérature, comme dans les autres disciplines, il est primordial de laisser libre la relation entre l’auteur et le lecteur. Cette attitude est proposée par les IGEN de lettres Patrick Laudet ou Paul Raucy. C’est également celle mentionnée par Umberto Eco dans Lector in Fabula, ou celle de Yves Lavandier dans La Dramaturgie ou encore Joseph Campbell dans Le Héros aux mille et un visages, ou encore celle d’Henri Poincaré dans La science et l’hypothèse.

Lire est un acte intime. Le message transmis par le texte ne doit pas subir de brouillage, de bruit, selon la théorie de l’information. Ce bruit, s’il existe est produit par l’enseignant. Il me semble important de faire confiance aux possibilités cognitives de chaque élève, et de prendre en compte le processus d’apprentissage de chacun. Le processus c’est le temps. En effet la compréhension d’une information est issue d’un processus c’est à dire de l’association d’éléments régulés par des niveaux d’organisation  sur une période spécifique et propre à chacun.

Attendre, préparer, accompagner, se taire, c’est faire le pari de la plasticité cérébrale des individus, accompagné de la théorie mathématique du chaos c’est à dire la multitude de possibilités non prédictibles, donc, aussi, des réussites.

La formation d’un élève doit permettre de dépasser la seule relation qu’il a avec son enseignant. La formation permettant l’émergence de compétences demande de passer d’une relation d’autorité/soumission à une une relation coopération/gagnant-gagnant.  Ce sont les mêmes valeurs que je retrouve en management Agile proposé par Jérôme Barrand. C’est donc bien un changement de paradigme, un changement radical de la posture de la commande du servomécanisme, la commande de ce servomécanisme étant l’enseignant.

Par conséquent, dans cette salle-laboratoire, mon rôle est de placer chaque élève en fonction de ses possibilités face à un extrait de texte, ou un texte complet écrit par une personne qui n’est pas là ; et me taire.

Je ne peux remplacer cet écrivain absent, je ne peux d’ailleurs pas plus imposer ma propre vision du texte, ma propre interprétation, ma propre sensibilité. Cet élève de 12 à 15 ans devrait rester dans la même posture que cet adulte, dans un concours, entre sa copie encore blanche, son texte à analyser-interpréter et ses compétences. L’exigence est la même.

Avec l’approche par compétences, le problème apparait lorsqu’il faut laisser une marge de liberté cognitive aux apprenants tout en les guidant. Il faut qu’ils posent des questions au texte afin de faire émerger leur problématique et commencer un travail d’analyse. Mais quelles questions ? Je crois que je peux attendre très longtemps que tous les élèves trouvent spontanément des informations, des hypothèses, à propos du texte.

Un de mes rôles est donc de réguler le flux d’informations et le temps passé par chaque  élève pour qu’il trouve ses informations. C’est en partie le hands-on learning de John Dewey, l’apprentissage par l’action, inclus dans une pensée constructiviste. Dans le chapitre « Valeurs et Education » du livre de Joel de Rosnay, Le Macroscope, la partie consacrée à l’éducation systémique est particulièrement éclairante et aidante pour la pratique d’une formation systémique et socioconstructiviste.

Les problèmes d’attente et d’augmentation de l’entropie semblent s’atténuer dès lors que l’approche est systémique, le paradigme est constructiviste, l’attitude est Design Thinking, le management est Agile, le processus est kaizen, les énergies sont celles de la thermodynamique.

C’est ici qu’intervient l’outil Double-Molécule. C’est grâce à lui que les élèves vont être aidés à trouver des hypothèses.

molécule

design de la double molécule

Cet outil agit de la même manière que le Grammosome. Il n’apporte aucune réponse, aucune connaissance. C’est un outil pour observer. C’est un nudge. Il représente un simple cadre unificateur, une grille, à la manière de La nouvelle Grille d’Henri Laborit. C’est un outil que j’ai mis en place en 2008, à la suite d’une longue et fructueuse discussion avec un IPR-IA de SVT (Sciences de la Vie et de la Terre).

C’est une innovation Jugaad. Il s’agit de faire plus avec moins, «c’est une solution minimaliste qui offrent une valeur supérieure et améliore la vie des gens» écrit Navi Radjou. C’est également une innovation Jugaad car la double-molécule vise la simplicité ; «c’est une solution simple mais pas simpliste», ajoute Navi Radjou.

Elle permet de répondre donc avec simplicité à un besoin complexe des élèves. C’est un artefact qui permet « de trouver la forme ordonnée cachée dans le désordre apparent« , écrit Herbert Simon dans Les sciences de l’artificiel. Depuis 2008, cet artefact a évolué en fonction des feed-back donnés par les élèves. La dernière modification a eu lieu en juin 2013. Elle évoluera encore comme tout objet design. Stéphane Vial écrit «le design consiste à donner forme à des usages à l’aide d’artefacts». J’ajouterais que ces usages modifient aussi ces artefacts.

La double-Molécule est un objet conceptuel formé de 16 atomes. Cet outil permet de réguler les flux d’informations sur une période donnée. Grâce à sa forme, c’est également au moyen mnémotechnique basé sur la méthode des loci. Ses 16 atomes représentent 16 informations. Elles sont situées à des emplacements précis pour constituer la double molécule.

Ces informations sont : (1)Le personnage-protagoniste-héros, (2)ses caractéristiques morales (sensations, émotions, sentiments), (3)ses caractéristiques physiques, (4)l’action du personnage, (5)les objets = l’élément subissant l’action du sujet, (6)les buts du personnage à travers cette action, (7)le temps pendant lequel se déroule cette action, (8)le lieu où se déroule cette action, (9)les manières et (10)les moyens avec laquelle est faite cette action, (11)les causes de cette action, (12)les conséquences de cette action, (13)les oppositions aux buts de cette action, d’où la présence du conflit en dramaturgie, (14)les conditions pour que cette action réussissent, (15)les concessions faites pour réussir cette action, (16)les comparaisons qu’il est possible de faire lorsque le personnage fait cette action.

les informations

les informations

Un texte est plus que la somme de toutes ces informations. Un texte, littéraire, historique ou scientifique, est fait pour être décortiqué, trituré, scalpélisé, déconstruit-reconstruit, disséqué. Il permet, en classe, à l’élève d’émettre des hypothèses plausibles, si possible les siennes.

Cette double molécule permet d’aborder autant les textes narratifs, qu’argumentatifs ou explicatifs. Des textes étudiés en littérature, ou en histoire, en éducation civique, en biologie, en arts plastiques, ou encore en sciences physiques. En effet, les informations sont transdisciplinaires. Ces informations sont de la communication.

Avec cet outil, j’essaie de retrouver l’état d’esprit régnant dans les classes de maternelle que j’ai eu le plaisir de visiter à de nombreuses reprises. Je reste persuadé qu’il ne faut jamais s’éloigner de la maternelle où l’énergie de l’apprentissage génère une entropie constante, donc un travail et des flux créatifs importants.

Chaque atome de la double molécule peut être considéré comme un tuyau. Chaque tuyau est relié aux autres. Chaque tuyau permet de solliciter et de réguler le flux d’information. Toutes les informations de la double molécule sont donc en interaction. Si une seule information change alors toutes les autres doivent être modifiées par effet de domino. C’est un travail de haute exigence nécessitant une grande attention. Un travail important pour la mémoire de travail, une des fonctions exécutives primordiales pour résoudre des problèmes.

Dans un premier temps, les élèves apprennent cette double-molécule par coeur par la méthode des loci. Il est primordial d’apprendre par coeur nous indique Alain Lieury. La forme est aisément mémorisable car si on la penche de 90°, elle ressemble à «un Mickey qui danse» ou «à un ours» reconnaissent les élèves.

molécule vierge

Le travail se fait en groupe. Un des buts du travail en groupe est d’apprendre à chaque élève à travailler seul afin de s’améliorer pour améliorer le travail de groupe qui permettra d’améliorer le travail individuel, etc. C’est le principe de reliance d’Edgar Morin : la récursivité, le principe dialogique, le principe hologrammatique.

2 phases pour son utilisation :

 Phase 1 : recherche des informations.

Le travail se fait en groupe de 4 ou 5 élèves, à la manière des archéologues sur le terrain de fouille : sondage, l’extrait du texte devenant une fenêtre, relevé planimétrique à l’aide de la double molécule. Les élèves ont une vision globale du problème ; ils vont agir localement. Ils doivent donc résoudre un problème complexe. « La résolution d’un problème est souvent présentée comme une exploration au sein d’un immense labyrinthe des possibles, un labyrinthe qui décrit l’environnement« , écrit Herbert Simon dans Les sciences de l’artificiel. Les élèves recherchent les informations explicites et les informations implicites, des hypothèses plausibles. Si les premières entrainent une rapide approbation dans chaque groupe de travail, les informations implicites au contraire provoquent de vives et passionnées discussions. C’est le but : créer un conflit cognitif afin de déclencher des processus de raisonnements inductif, déductif, abductif et analogique et ainsi émettre des hypothèses plausibles en accord avec des preuves trouvées dans le texte. La recherche des informations est menée de manière désordonnée mais toujours cohérente. De cette manière, ils adoptent une des valeurs de l’Agilité : « les individus et leurs interactions plus que les processus et leurs outils« . Il écrivent leurs hypothèses sur la double molécule, dans les atomes. Quoiqu’il en soit, les élèves doivent alors pratiquer de fortes inhibitions afin de ne pas se tromper d’informations ou de stratégies pour les acquérir car «se développer c’est non seulement construire et activer des stratégies cognitives comme le pensait Piaget, mais c’est aussi apprendre à inhiber des stratégies qui entrent en compétition» déclare Olivier Houdé.

Etude Jules Verne en 4ème

Etude d’un texte de Jules Verne

Ainsi, même si je m’ennuie pendant qu’ils travaillent, je reste vigilant car en fait c’est à ce moment-là que j’obtiens de nombreux renseignements sur les capacités cognitives de chaque élève, sur leurs fonctions exécutives, sur leur manière de parler, de communiquer, de s’intégrer dans le groupe, de défendre leurs idées, sur leurs biais, sur leurs lacunes et sur leurs compétences.

Je m’ennuie donc un peu en cours car les élèves travaillent sans moi. Parce que l’apprentissage est centré sur eux, parce qu’ils recherchent les informations dont ils ont besoin à leur rythme, ils sont tous motivés, participent activement. Pour faire le lien avec la thermodynamique, les groupes en autonomie «sont des structures dissipatives qui s’organisent de façon à maximiser les flux d’énergie qui les traversent», écrit François Roddier.  Ainsi, je ne vois jamais un élève silencieux, passif ou en retrait. Mon travail, mon rôle de manager à ce moment-là, consiste à surveiller l’avancé des recherches à l’aide d’un kanban, à doser l’intitulée des fiches-stories, à mesurer la vitesse de réussite de chaque élève. Pour moi, ce qui est mesurable, c’est la lenteur ou la rapidité à lire les informations, les comprendre, les utiliser : c’est la littératie, le premier degré de la compréhension d’un texte. Cette double molécule ouvre la voie (et ouvre la voix) à l’étude d’un texte en tant qu’acte de communication.

Je pense qu’il faudrait maintenant inventer un nouveau support (autre moyen mnémotechnique) pour aborder, ensuite, la littérature.

Comme je ne peux strictement rien dire aux élèves tant qu’ils n’ont rien écrit, rien fait, rien essayé et qu’ils le savent, ils émettent alors leurs propres hypothèses issues de leurs discussions. Ils donnent du sens aux textes. Ils deviennent compétents. Ils deviennent lecteurs.

Etude de

Etude de Bourgheyx en 3ème

La double Molécule permet en outre :

– d’être reliée au Grammosome. Les deux outils fonctionnent ensemble et s’apportent mutuellement des informations. De plus, elle apporte une aide pour la mémorisation des 9 compléments circonstanciels étudiés au collège.

– une aide pour le travail d’argumentation (connecteurs logiques), ne plus confondre but et causes ni conséquence, comprendre la notion de concession, etc.

– une aide  pour la préparation d’un texte narratif ou argumentatif. Mise en relief des arguments.

– une aide pour relier les informations les unes avec les autres, pour percevoir la cohérence d’un texte, percevoir l’importance des informations implicites révélées, aide pour comprendre, grâce au travail en groupe, que les perceptions de chacun sont différentes et plausibles.

Comme avec le Grammosome, toujours une très grande effervescence dans les échanges, des conflits se créent car apparition de désaccords, d’où travail d’argumentation pour la recherche de preuves, etc…

Grâce au Kanban les boucles de rétroaction sont donc très fréquentes, les élèves peuvent ainsi progresser en toute sérénité. J’observe, je suis présent et en retrait, je leur fais confiance et je ne porte aucun jugement sur les propos, les hypothèses qu’ils peuvent émettre dans cette classe-laboratoire, sur leur cahier-laboratoire. Ils n’ont que de 11 à 15 ans, et leur cortex préfrontal, cet espace qui permet la résolution de problèmes grâce aux fonctions exécutives, n’est vraiment pas encore à maturité. Il le sera, sans doute, à partir de 25 ans. Olivier Houdé nous apprend que la constante pour le cerveau c’est de commettre des erreurs, de se perdre dans des heuristiques et de nombreux biais cognitifs.

Amélioration collective du processus avec statut de la rature

Amélioration collective du processus avec statut de la rature

Phase 2 : Ecriture du texte en recopiant les informations inscrites dans la double molécule.

Ce travail demande une grande agilité cognitive. Chaque élève doit organiser les informations (commencera-t-il par les causes, le personnage, le lieux, etc ?). Il doit apprendre à utiliser des mots de liaisons, des connecteurs logiques, des conjonctions de coordination, de subordination vues dans le Grammosome. Il doit à ce moment-là apprendre à créer des paragraphes. Il se trouve dans une démarche itérative, incrémentale et adaptative. Il considère le texte qu’il est en train d’écrire, donc une production partielle, dans sa globalité; il agit localement pour le modifier, l’enrichir, le développer; il prend en compte les changements d’informations.

Ce travail est très intéressant. Le problème pour les élèves est de placer les informations les unes après les autres, de chercher l’ordre de ces informations dans le texte qu’ils sont en train de créer, d’éviter les répétitions et d’être capable de donner leur propre vision dans un espace d’une dizaine de lignes à peine.

Le travail se fait donc avec des ratures, des réécritures, des ajouts jusqu’à ce que le texte soit cohérent. Il permet encore, par principe de récursivité, de modifier ou d’ajouter des informations inscrites dans la double molécule.

Double molécule et texte en 5ème

Double molécule et texte en 5ème

Enfin, la double molécule permet une approche fractale de l’étude d’un texte.

Ainsi, les élèves l’utilisent en complément du Grammosome afin de comprendre l’information donnée par la phrase en fonction du contexte. L’étude grammaticale d’une phrase n’a de sens que si elle éclaire le texte.

Dans une structure fractale, les élèves utilisent également la double molécule pour l’étude d’un paragraphe, d’un chapitre, d’un roman, et d’un écrivain afin d’émettre des hypothèses sur le sens d’un texte et les buts de l’écrivain. En effet, elle demeure invariante par changements d’échelle. Les changements d’échelle ce sont les niveaux d’organisation des systèmes, de la lettre à la phrase et de la phrase à l’écrivain. La conjonction d’un Grammosome et d’une double molécule au niveau « Ecrivain » permettra la recherche et l’étude des figures de style.

En relisant leur texte à haute voix, ils se rendent compte alors des erreurs qu’ils corrigent aussitôt. Ils sont beaucoup moins craintifs avec le monde de l’écriture, de la communication.

 Conclusion et constats :

– En fin de compte, 100% des élèves participent à l’étude des textes. Ils ne parlent pas que pendant 2 ou 3 minutes, mais chacun s’expriment, argumentent pendant 20 à 30 minutes. Ce temps d’oral associé à la double molécule permet une plus forte exigence en compétence linguistique écrite.

– Les élève se rendent compte qu’il ne faudrait pas poser la question «pourquoi ?» car elle peut regrouper 3 ou 4 informations différentes : causes ou buts ou conséquences ou opposition. Préférez demander Quelles sont les causes ? Quels buts ? Quelles conséquences ? Quelles oppositions ? / Par exemple : « Pourquoi est-ce qu’il pleut ? –> réponse : A cause des nuages (la cause) – réponse : Pour faire pousser les fleurs (le but) – réponse : c’est ainsi que la vie se perpétue (la conséquence). Donc l’élève a une chance sur trois de se tromper.

– Depuis 2008, avec les évolutions de la double molécule, les élèves s’accaparent les textes et augmentent leurs compétences en expression écrite et orale, en autonomie et initiative, en méthodologie.

– Un collègue de Sciences Physiques utilise cet outil avec les élèves qui le connaissent. Il constate une plus grande réactivité de leur part sur le travail des hypothèses dans les situations de résolutions de problème (utilisant le modèle DiPHTéRIC, à ne pas suivre de manière linéaire). Je recommande vivement cet article de Jean-Yves Cariou sur la formation de l’esprit scientifique.

– avec les élèves, je ne suis plus dans une relation de type questionnement socratique, mais dans une relation d’échanges de point de vue où ni l’un ni l’autre nous ne cherchons à prendre une forme de pouvoir. Il s’agit bien d’une des valeurs de l’Agilité : «la collaboration avec les clients plus que la négociation contractuelle» que j’ai adapté à l’enseignement par : «La collaboration formateur-apprenant plus que la réduction de l’incertitude». Une attitude basée sur la confiance réciproque et préparatoire à la sociocratie ?